Maîtresse

Nous expérimentons depuis peu les rapports de domination et de soumission. Tenir mon rôle de maîtresse est très excitant au quotidien. Mais cela me demande aussi pas mal d’ajustements, de réflexions, de patience aussi. 

Je sais de manière assez précise la femme que j’aimerais devenir. En choisissant d’assumer mes penchants et fantasmes autour de la domination j’en ai dessiné, je crois, assez rapidement les contours. Bien sûr, ce n’est que de l’ordre de la théorie. Pour la pratique, il faudra encore attendre. Je souhaite vivre les choses à mon rythme, sans précipitation aucune. Je veux profiter pleinement de chaque nouveauté au sein de notre sexualité. J’aime prendre le temps d’observer les sensations éprouvées, pour moi, comme pour mon soumis. Le plaisir est aussi intellectuel : je songe souvent en amont à ce que j’aimerais expérimenter dans mon couple : un nouvel accessoire, une nouvelle façon de frustrer mon soumis, etc. Cette réflexion et ces envies naissantes sont tout aussi excitantes que leurs réalisations par la suite. Mais avoir une sorte de “ligne directrice” et une image en tête de la maîtresse que je m’imagine être lorsque je serai moins novice me motive encore plus. J’aime beaucoup cette période d’introspection qui me semble tout à fait nécessaire pour être au clair avec soi-même. 

 

Maîtresse

Je sais aussi assez rapidement ce qui me plaît, ce que j’ai envie d’essayer et ce qui me rebute. Contrairement à mon soumis qui ne connaît pas vraiment ses limites, les miennes sont assez claires et précises. Peut-être évolueront t-elles dans le futur. Mais je dois avouer que savoir que le champ des possibles est ouvert concernant mon dominé est plutôt jouissif. 

J’ai beaucoup lu et me suis documentée ces dernières semaines. D’après certains, ou plutôt certaines, on naît dominatrice, on ne le devient pas : je ne suis pas d’accord avec cet adage. Tout d’abord être dominatrice dans sa vie sexuelle ne veut pas forcément dire l’être dans sa vie de tous les jours (familiale, affective, professionnelle, etc). C’est plutôt tout le contraire pour ma part, d’ailleurs. Et c’est justement cette “contradiction” que je trouve intéressante et surprenante. Je vis cette relation de soumission / domination comme un jeu avec mon partenaire, pas comme un mode de vie. Être la personne que je suis au quotidien me convient parfaitement. Et devenir maîtresse avec mon soumis, que j’aime plus que tout, me comble de bonheur. C’est presque comme si j’avais trouvé un équilibre de cette façon. Le contraste entre ma sensibilité, ma douceur habituelle et la fermeté que j’acquière petit à petit sera tel qu’il ne pourra que surprendre mon amoureux soumis. 

Un article concernant mes fantasmes ainsi que mes limites viendra compléter celui-ci d’ici peu…