J’ai déjà évoqué ici mes émotions contradictoires face à l’humiliation. C’est quelque chose que je trouve à la fois très excitant et très effrayant. Je tenais à en dire davantage sur ce ressenti, mais aussi sur le détail de ce fantasme.

L’humiliation me semble être une sorte de point de non retour dans la relation que j’ai avec ma maîtresse, mais surtout dans ma relation avec la femme que j’aime et qui partage ma vie. J’ai très envie d’être humilié et dégradé de toutes sortes de façons par ma maîtresse : je trouve qu’il s’agit là du summum de l’appartenance et du dévouement à sa maîtresse.
Je suis encore freiné cependant par le regard que pourrait avoir la femme qui partage ma vie sur ces pratiques. Arrivera-t-elle à se défaire de cette image dans notre vie quotidienne ? Me percevra-t-elle différemment ? Aura-t-elle encore du respect à mon égard après cela ?
Ce qui me facilite les choses c’est que ce n’est pas à moi de répondre à ces questions, ce n’est pas moi qui décide.

Depuis quelques semaines, je me suis beaucoup renseigné sur l’humiliation et les différentes pratiques qui en découlent. J’ai lu différents articles et témoignages sur le sujet. Le côté rassurant, c’est que je ne suis pas le seul à avoir ce fantasme pour le moins particulier. J’ai pu découvrir des termes et des pratiques que je ne connaissais pas forcément ou qui ne m’avais pas encore traversé l’esprit. Il y a bien évidemment des choses qui m’attire et m’excite plus que d’autres. Je vais essayer de détailler quelques une de ces pratiques ci-après.

 

Cage de chasteté

La cage de chasteté : Une des premières pratiques que nous avons mis en place avec ma maîtresse. J’aime beaucoup quand elle me fait porter ma cage. Je lui suis alors complètement dévoué, prêt à la satisfaire de toutes les façons qu’elle souhaitera. Il y a un article dédié à ma cage de chasteté si vous souhaitez en savoir plus.

Le cuckold : Je trouve le terme anglais plus accrocheur que son équivalent français de “cocu” qui porte une connotation de secret et de mensonge. La pratique consiste donc à ce que madame prenne du plaisir avec un (ou plusieurs) partenaire(s). Dans le monde du BDSM, cette pratique est souvent réalisée en présence du soumis. Ce dernier peut être amené à regarder sa maîtresse sans lui même pouvoir se satisfaire. Le soumis est généralement encagé et peut aussi servir ponctuellement pour quelques tâches dégradantes. Il peut être utilisé pour lécher sa maîtresse pendant qu’elle se fait prendre, sucer monsieur pour qu’il soit bien dur pour madame, nettoyer après que monsieur ait fini, prendre des photos et vidéos… Rien qui ne lui nécessitera d’enlever sa cage en tout cas.

L’exhibition : Cette pratique consiste principalement à l’exhibition du soumis par sa maîtresse. Là encore, il y a une pluralité importante de variantes dans la pratique. Exhiber son soumis dans des tenues dégradantes, des tenues de femmes (il existe même de la lingerie de femme pour homme !), des positions dégradantes, le port d’un collier…
L’exhibition peut aussi consister à montrer l’aboutissement du dressage du soumis. Lors d’une soirée, par exemple, la maîtresse utilise son soumis devant d’autres maîtresses. Elles peuvent ainsi les comparer, tester leurs limites, se les prêter ou faire ce que bon leur semble.
Il est bien évidemment possible d’exhiber son soumis en public, voire même dans la rue.

Les jeux “uro” : C’est un fantasme que l’on retrouve régulièrement dans les jeux de domination et soumission. Dans ce fantasme, le soumis est utilisé comme toilettes par sa maîtresse. La maîtresse peut aussi ordonner au soumis de s’uriner dessus. Dans de plus rares cas, l’urine de la maîtresse peut être avalée par le soumis. Ce fantasme est en général assez clivant : il est soit très apprécié, soit totalement rejeté.

Tail plug

Le petting : Le soumis est dans ce cas animalisé. Il va devoir se comporter comme un animal au moins en présence de sa maîtresse. Chien, chat, poney… La seule limite est là encore l’imagination. Il existe toutes sortes d’accessoires pour pouvoir favoriser l’assimilation du soumis à son rôle d’animal. Collier, cravache, plug anal à queue, gamelle, cage, panier, laisse… Le soumis est alors dressé comme un animal et devra se plier à tous les ordres de sa maîtresse. Il est généralement privé de parole, au moins le temps des séances, et bâillonné pour l’y contraindre.

Le branding : Au feutre, au marqueur, en tatouage ou même au fer rouge, la pratique consiste à faire marquer son soumis par sa maîtresse. Il peut s’agir de son nom ou d’insultes que la maîtresse veut voir mentionné directement sur son soumis. Elle marque ainsi son soumis de son appartenance. Le soumis ne peut plus cacher le message que sa maîtresse veut faire passer.

 

Milking

Le milking : Pour les soumises il s’agit de traire les seins, généralement avec un trayeuse Pour les soumis, souvent réalisé en cage de chasteté, à l’aide d’un gode où avec les doigts, la maîtresse va stimuler la prostate de son soumis jusqu’à l’éjaculation. L’éjaculation est d’autant plus rapide que la période de chasteté du soumis a été longue. Cette pratique fait partie des “orgasmes ruinés”.

Ruined orgasm

Orgasmes ruinés : Il s’agit d’amener le soumis jusqu’à l’éjaculation et de détruire cet orgasme. Ça peut être en arrêtant toute stimulation et en laissant le soumis éjaculer bêtement dans le vide. La maîtresse peut aussi infliger une correction pendant l’éjaculation (claque, fessée, cou de cravache). L’orgasme peut aussi être ruiné par une humiliation en se moquant du soumis ou en éclatant de rire pendant son éjaculation. L’objectif est d’empêcher le soumis de pouvoir profiter pleinement de sa jouissance, lui faire comprendre que même dans l’éjaculation, il ne prend de plaisir que si sa maîtresse le décide.

Prêter ou louer : La maîtresse prête son soumis à un(e) autre dominant(e). La maîtresse peut être présente ou non pendant l’utilisation de son soumis. Le prêt peut être fait pour satisfaire une autre dominante ou lui montrer l’aboutissement du dressage du soumis. Cela peut aussi être dans l’optique de parfaire le dressage du soumis en le confiant à un(e) dominant(e) plus sévère ou expérimenté(e).

Les pratiques citées ci-dessus ne sont pas exhaustives évidemment. Comme toujours, les seules limites sont l’imagination et le consentement. Je n’ai pour ma part jamais expérimenté ces pratiques. Elles ont un côté qui m’attire et m’excite. Il ne s’agit pour l’instant que de fantasmes et je ne sais pas si je prendrai autant de plaisir dans la réalisation. Quoi qu’il en soit, mes pratiques et expériences se feront selon la volonté de ma maîtresse. Elle seule me connait et est capable de décider ce qui est bon ou non pour mon dressage et pour la satisfaire. Je suis là avant tout pour qu’elle prenne du plaisir. Mes envies et fantasmes ne sont que secondaires.