Maitresse à quatre pattes

Hier soir, nous sommes allés au club libertin pour la première fois. L’inconnu a enfin laissé place à la découverte. Pour la première fois, nous avons décidé de choisir un club un peu éloigné de notre domicile, mais qui a bonne réputation, et avons opté pour une “soirée découverte”. 

La journée a été source de pas mal de questionnements, de stress, mais aussi et surtout d’excitation et d’impatience. J’avais longuement réfléchi à ce que j’allais porter : une très jolie robe, choisi avec goût par mon homme, des escarpins noirs, un collier et des boucles d’oreilles choisis avec minutie, un maquillage savamment élaboré et des cheveux bouclés qui mettent en valeur mon décolleté. Bref, rien n’a été laissé au hasard. J’avais envie pour cette initiation d’être tout d’abord la maîtresse la plus jolie pour mon soumis. Mais aussi de me sentir à l’aise dans mon corps afin de pouvoir nous laisser nous regarder. J’étais extrêmement fière de mon amoureux, lui aussi habillé avec beaucoup de soin : un jean, une chemise classique mais faisant son effet, et une veste de costard sublime. Je l’ai presque redécouvert sous un autre jour : envieuse de ce que les femmes pourrait penser de lui ; fière qu’il soit mien, définitivement. C’est ainsi que nous prenons le chemin du club en question, le regard plein de désirs, l’imagination en ébullition, plus amoureux que jamais, je crois. 

Nous sommes arrivés sur place peu après 22h, le stress et l’excitation à leurs paroxysmes. Nous constatons qu’il y a assez peu de monde : une dizaine de couples au maximum au mieux de la soirée et quatre ou cinq hommes seuls. Je suis partagée : heureuse de ne pas me sentir “oppressée” par trop de monde, perturbée de ne pas voir des gens faire l’amour dans chaque recoins, comme je me l’étais sans doute imaginé. Les gens étaient principalement en train de se divertir au bar, à discuter et boire un verre. Après avoir bu le nôtre, nous décidons de monter à l’étage pour ouvrir les festivités.

Je constate qu’il y a quelques petites pièces “classiques” que l’on peut fermer de l’intérieur pour ne pas être vu, dont une où l’on peut attacher notre partenaire par les poignets à une barre (cette salle me donne très envie pour une prochaine fois…). Il y a aussi un donjon BDSM avec quelques accessoires, mais surtout une “chaise de peine”, des alcôves bien sympathiques, des barreaux pour y sangler son / sa partenaire, et tout un tas de choses dont je ne connais même pas le nom. J’en ferai un autre article lorsque je serai davantage familiarisée avec cet environnement. Mon soumis, qui pour sa part, a déjà été en club une fois avec une autre femme, maîtrise un peu mieux et me décrit la fonction de certains objets : cela m’est très utile et plutôt plaisant, je dois l’avouer. Je le sens d’ailleurs, tout au long de la soirée, très attentif à mon bien-être. Ce soir là, nous n’étions plus vraiment dans un rapport de soumission/domination (un choix de notre part), mais souhaitions aborder la soirée en tant que couple plus “traditionnel”. Il prend soin de moi, me caresse de son regard, me dit qu’il m’aime, que je suis belle… Chacun de ses mots ou de ses regards résonnent en moi ; je sens mon coeur battre la chamade. Je suis éperdument amoureuse de cet homme. Je n’avais absolument aucun doute là-dessus auparavant, mais mon corps se rappelle à moi en cet instant précis et je ressens toutes les sensations physiques de l’état amoureux, presque passionnel. Je sais que c’est lui et pas un autre : je veux vivre ça parce que c’est lui l’homme de ma vie. 

Une fois à l’étage donc, nous décidons pour la première fois de nous isoler dans l’une des petites pièces et fermons à clé. J’ai tellement envie de lui. Il se déshabille, sans me quitter un instant du regard. Il m’entoure de son amour, de son désir. Il retire ma culotte et commence à me lécher. Je me sens tout à lui. Chaque coup de langue me fait frémir, je suis déjà complètement trempée. Mon clitoris est très sensible et je sais alors qu’il m’en faudra peu pour jouir une première fois. Ce qui est le cas, mais il continue et j’enchaîne les orgasmes. Nous entendons à plusieurs reprises des gens qui essayent d’ouvrir la porte. C’est à la fois surprenant et très excitant. Savoir que d’autres personnes sont juste derrière, imaginent ce qui se passe dans cette pièce et m’entendent gémir, décuple mon plaisir. Je ne retiens pas mes gémissements et je sens que mon partenaire est réceptif à mon plaisir. Après quelques minutes, je lui demande de venir m’embrasser. Je veux sentir sa bouche rempli d’un peu de moi, cette douce chaleur humide. Le sentir collé à mon corps, son sexe contre ma cuisse d’abord, puis juste à l’entrée du mien ensuite me donne une forte envie d’être pénétrée. Mais je veux faire durer le plaisir encore et souhaite le sentir dans ma bouche. Nous commençons alors un 69, très plaisant. Des miroirs sont présents sur un mur de la pièce et l’excitation monte encore d’un cran lorsque je nous regarde. Je n’en peux plus : il faut qu’il me la mette ! Face au miroir, il commence alors à me prendre en levrette, ma position préférée. Le voir donner ces coups de reins fait monter le désir encore un peu plus, si tant est que ce soit possible. J’aime tellement le voir s’appliquer pour me satisfaire ! Il se retire et se frotte à moi, mais je lui interdit de jouir. Je veux faire une pause pour me rafraîchir : nous sommes tous les deux trempés, mais comblés. S’il ne jouit pas maintenant, j’accepte alors qu’il me lèche encore un peu plus tard, mais à l’extérieur, dans les parties “communes” cette fois-ci. Un sourire se dessine sur son visage en signe d’acceptation. Lorsque nous nous rhabillons, je constate que ma petite culotte a disparu : mon homme l’a glissé dans sa poche et je dois redescendre au bar sans. Il est très joueur ce soir et j’aime le défi !

 

Maitresse à quatre pattes

 

Quelques instants plus tard, et après avoir longuement discuté, nous décidons donc de nous dévoiler aux autres. Nous montons à l’étage et il nous faut peu de temps pour être suivi par un homme seul, puis un deuxième. J’embrasse fougueusement mon amoureux, qui commence à passer sa main sous ma robe pour me caresser. J’observe que derrière lui un jeune homme nous observe. Je choisis un coin un peu reculé dans un angle, mais accessible à tout ceux qui souhaiterait venir observer. Pour cette première soirée, nous nous étions fixés des limites : j’accepte d’être regardé par d’autres personnes, mais pas encore d’être touchée. Cela viendra sûrement bientôt. Et je refuse catégoriquement qu’une autre s’approche de mon amoureux. Il m’appartient et je ne souhaite pas le partager. 

Allongée sur la banquette, les cuisses écartées, je m’offre complètement à lui. Il recommence à me lécher comme il sait si bien le faire. Il sait exactement ce qui me plaît et cible très rapidement mon point le plus sensible. Je me tortille de plaisir. Je dois avouer que je suis tellement dans ma bulle à ce moment là que je n’ai pas remarqué que trois hommes sont maintenant en train de nous regarder. Je croise leurs regards lubriques, plein d’envies et de désirs. Je m’imagine que, peut-être, ils aimeraient être à la place mon homme. Je relève la tête et croise d’ailleurs son regard complice. Il me semble que nous sommes tous les deux heureux de partager ce moment. Je commence à me caresser les seins en même temps : peut-être que je laisserai un autre homme que le mien le faire la prochaine fois, lorsqu’il me léchera à nouveau devant d’autres. Mon regard glisse parfois à ma droite pour observer ce qui se joue en même temps : un homme me sourit, un autre se caresse. Je me mords volontairement la lèvre inférieure tout en les regardant pour qu’ils comprennent que ma jouissance n’est plus très loin. Mon homme assène le coup de grâce en me pénétrant avec ses doigts et je ne retiens plus rien : je gémis d’un plaisir intense. J’aimerais à cet instant que mon amoureux me pénètre, presque violemment, de façon bestial. Mais il ne le souhaite pas et me dit que, pour ça, il me faudra attendre d’être rentrée à la maison. J’aurais été parfaitement comblée de le sentir si profondément. Je me sentais encore très étroite et j’aurais adoré être prise en levrette devant ces autres hommes présents. Un petit sentiment de frustration s’empare de moi. J’aurais voulu qu’ils s’imaginent me pénétrer à leur tour, qu’ils envient celui qui me prend si bien lorsqu’il le veut, qu’ils jalousent ce sexe que j’adore sentir en moi, qu’ils voient le sperme qu’il aurait alors déposé couler le long de mon sexe, de mes fesses. Je nourris l’espoir que la prochaine fois se déroulera ainsi. 

Je suis contente d’avoir vécu cette expérience avec mon amoureux et la revivrai avec plaisir. J’ai aimé le lieu, je m’y suis senti bien. Deux seuls petits bémols : j’aurais aimé y voir davantage de couples y faire l’amour autour de nous. Enfin, la moyenne d’âge était assez élevée (une cinquantaine d’années). J’aime les hommes mûrs et plus âgés que moi de manière générale. Mais cinquante ou soixante ans, c’est trop pour moi. Je fantasme surtout sur les hommes entre 30 et 40-45 ans maximum. Cette soirée était une première approche : j’espère poursuivre l’expérience prochainement.